FAQ

Valorisation, cession & transmission

Il n’existe pas de méthode de valorisation unique. Les entreprises non cotées sont généralement évaluées à partir de l’EBITDA normalisé, de multiples observés sur des transactions comparables et, lorsque cela est pertinent, d’une analyse des flux de trésorerie actualisés.

Au-delà de ces méthodes, la valorisation doit tenir compte de la qualité et de la pérennité des résultats. La performance des différents sites, les conditions des baux, les capacités de production, la concentration du portefeuille clients, le besoin en fonds de roulement, les besoins en CAPEX, la saisonnalité ou encore la dépendance au fondateur peuvent ainsi avoir un impact significatif sur la valeur de l’entreprise.

La rentabilité de chaque établissement, les loyers et conditions des baux, les coûts de personnel et les coûts matières, les taux d’occupation, la répartition des revenus, la dépendance à certaines personnes clés, la saisonnalité ainsi que la régularité des performances sont autant de facteurs susceptibles d’influencer la valorisation.

Dans le cas d’un groupe multi-sites ou de plusieurs établissements, les acquéreurs chercheront également à déterminer si le modèle opérationnel peut être reproduit de manière rentable et si les résultats reposent trop fortement sur quelques sites particulièrement performants.

La qualité de l’EBITDA, les capacités de production et leur taux d’utilisation, les rendements, le coût des matières premières, le mix produit, la concentration du portefeuille clients, les besoins de maintenance, le besoin en fonds de roulement et les futurs CAPEX font partie des principaux éléments à prendre en compte.

Une entreprise peut par exemple afficher une forte croissance historique tout en nécessitant d’importants investissements supplémentaires si son outil de production approche déjà de sa capacité maximale.

Une bonne préparation commence généralement par des informations financières fiables, une vision claire de la rentabilité normalisée de l’entreprise et une anticipation des sujets qu’un acquéreur cherchera à analyser.

Cela implique notamment de bien documenter le besoin en fonds de roulement, les CAPEX, les principaux baux et contrats, la performance par site, par produit ou par activité, la dépendance au fondateur ou à certaines personnes clés ainsi que les hypothèses qui sous-tendent les projections futures.

La réponse dépend avant tout de ce qui limite aujourd’hui sa valeur. Il peut s’agir de sites sous-performants, d’une forte concentration du portefeuille clients, d’un manque de relais managériaux, d’une sous-utilisation des capacités de production, d’une mauvaise maîtrise du besoin en fonds de roulement ou encore d’une croissance qui ne s’est pas encore traduite par une rentabilité durable.

L’enjeu est donc moins d’améliorer artificiellement les résultats à court terme que de renforcer les fondamentaux de l’entreprise et sa capacité à générer une performance pérenne.

Oui. Les acquéreurs et investisseurs cherchent notamment à comprendre dans quelle mesure les relations commerciales, le savoir-faire opérationnel et la prise de décision reposent sur une seule personne.

Une forte dépendance au fondateur peut accroître le risque lié à la transmission et avoir des conséquences sur la valorisation, la structure de la transaction ou encore la durée de l’accompagnement nécessaire après la cession.

Une cession totale et l’entrée d’un investisseur au capital répondent à des objectifs différents.

La cession permet au chef d’entreprise de sortir de l’entreprise, tandis qu’une opération partielle peut lui apporter de la liquidité ou financer une nouvelle phase de croissance tout en lui permettant de conserver une participation.

Le choix dépend notamment de la valorisation, des futurs besoins en capitaux, de la gouvernance envisagée, du niveau d’implication souhaité après l’opération et des objectifs à long terme du chef d’entreprise.

Acquisitions & décisions d’investissement

Les comptes consolidés ne suffisent pas à apprécier correctement la performance d’une entreprise. L’analyse doit généralement être menée au niveau auquel l’activité est réellement pilotée : par site, établissement, contrat ou unité opérationnelle.

Il convient notamment d’examiner la répartition des revenus, la marge brute, les coûts de personnel, les taux d’occupation ou d’utilisation, les loyers ou contrats de gestion, la rentabilité de chaque site, la durée des contrats ainsi que les performances des établissements les plus récents ou sous-performants.

L’analyse ne doit pas se limiter aux états financiers.

Les capacités de production, leur taux d’utilisation, les rendements, les pertes, l’approvisionnement, l’exposition aux variations du prix des matières premières, la concentration du portefeuille clients, la maintenance, le stockage, la logistique et les futurs CAPEX peuvent tous avoir un impact important sur l’équilibre économique de l’acquisition.

Les perspectives de croissance doivent également être confrontées aux capacités réelles de l’outil de production afin de déterminer si des investissements supplémentaires seront nécessaires.

Les principaux points d’attention incluent la marge brute, la rotation des stocks, les conditions fournisseurs, la concentration du portefeuille clients, les circuits de commercialisation et de distribution, la rentabilité des magasins ou agences, les coûts logistiques, les contraintes liées à la chaîne du froid et le besoin en fonds de roulement.

Dans la distribution, la solidité des relations avec les fournisseurs et les clients peut d’ailleurs être aussi déterminante que le niveau de chiffre d’affaires lui-même.

Le prix doit être apprécié au regard de la rentabilité normalisée de l’entreprise, de sa capacité à générer de la trésorerie, des transactions comparables, des multiples de marché et du niveau de performance future nécessaire pour justifier l’investissement.

Il faut également tenir compte des capitaux qui devront être engagés après l’acquisition. Un prix qui semble attractif à première vue peut l’être beaucoup moins si l’entreprise nécessite immédiatement des CAPEX importants, un apport significatif en fonds de roulement ou une restructuration.

Restructuration, rentabilité & trésorerie

Être rentable sur le plan comptable ne signifie pas nécessairement générer suffisamment de trésorerie.

Les tensions peuvent notamment provenir du niveau des stocks, des délais de paiement clients et fournisseurs, du remboursement de la dette, des impôts, des CAPEX liés à l’ouverture de nouveaux sites ou à l’achat d’équipements, ainsi que des variations saisonnières du besoin en fonds de roulement.

Un groupe de restaurants en forte croissance, un distributeur ou un industriel agroalimentaire peut donc afficher une bonne rentabilité tout en ayant besoin de liquidités supplémentaires pour financer son activité.

La décision doit partir de l’économie propre à l’établissement : sa capacité à être rentable, le coût d’un éventuel repositionnement et les conséquences financières d’une fermeture.

L’évolution du chiffre d’affaires, la marge brute, les coûts de personnel, le loyer, la demande locale, les engagements liés au bail et les investissements nécessaires sont autant d’éléments susceptibles de faire pencher la décision dans un sens ou dans l’autre.

La première étape consiste à identifier précisément ce qui pèse sur les marges. Le problème peut venir de l’approvisionnement, des rendements, des pertes, du mix produits ou menus, des grammages ou encore des conditions d’achat.

Les leviers ne seront pas les mêmes pour un traiteur, une boulangerie, une enseigne de restauration rapide ou un producteur agroalimentaire, car la structure des coûts et les facteurs de marge diffèrent selon le modèle opérationnel.

Une dégradation des marges peut provenir de nombreux facteurs : approvisionnement, politique de prix, rendements, mix produit, efficacité de la production, productivité des équipes, pertes, utilisation des capacités ou coûts de distribution.

Avant d’engager un plan d’amélioration, il est donc essentiel d’identifier précisément les composantes du modèle opérationnel qui sont à l’origine de cette dégradation.

Une dégradation persistante des marges, des tensions de trésorerie récurrentes, des sites ou activités déficitaires, une baisse de l’utilisation des capacités, des frais généraux trop élevés, un endettement excessif ou une structure de coûts devenue inadaptée à la taille de l’entreprise peuvent constituer des signaux d’alerte.

Une restructuration est généralement plus facile à mener lorsqu’elle est engagée suffisamment tôt, avant que la situation de trésorerie ne devienne critique.

Croissance & expansion

Une étude de faisabilité doit permettre de tester les principales hypothèses commerciales, la structure des coûts opérationnels, les CAPEX nécessaires, la période de montée en puissance, le seuil de rentabilité et les besoins de trésorerie.

Ces hypothèses doivent ensuite être soumises à différents scénarios afin de mesurer la sensibilité du projet à une évolution du chiffre d’affaires, du taux d’occupation, des coûts ou encore du calendrier d’ouverture.

Un concept peut fonctionner économiquement sur un premier site sans pour autant être facilement reproductible.

Avant de multiplier les ouvertures, il faut notamment vérifier que la rentabilité par site reste attractive et que l’organisation, le management, les achats et la chaîne d’approvisionnement peuvent accompagner la croissance sans dégrader les marges.

Cette question se pose aussi bien pour les restaurants et enseignes de restauration rapide que pour le commerce de détail et les autres modèles multi-sites.

Le business case doit notamment prendre en compte la demande attendue, le positionnement prix, la marge brute, les besoins d’approvisionnement, les capacités de production supplémentaires, le besoin en fonds de roulement et les CAPEX.

Il faut également déterminer si le projet peut s’appuyer sur les infrastructures existantes ou s’il nécessite de nouveaux équipements, des capacités de stockage supplémentaires, de nouvelles solutions de conditionnement ou des moyens logistiques additionnels.

Ces enjeux peuvent varier fortement selon que l’on parle de boulangerie, de confiserie, de transformation de viande, de produits surgelés ou d’autres activités de production agroalimentaire.

La rentabilité d’une exploitation agricole, d’un élevage ou d’une activité de production avicole, d’œufs, de fruits ou de légumes peut être très sensible aux cycles de production, aux rendements, au coût de l’alimentation animale et des autres intrants, à la saisonnalité, au stockage, à la logistique et à la demande en aval.

Tout projet d’expansion doit également intégrer les CAPEX et le besoin en fonds de roulement supplémentaires nécessaires pour absorber l’augmentation de la production.

Un modèle qui fonctionne sur un marché ne peut pas nécessairement être transposé à l’identique ailleurs.

La demande locale, les niveaux de prix, la concurrence, l’approvisionnement, les canaux de distribution, les coûts de personnel, l’immobilier, la réglementation, la fiscalité, la logistique ainsi que les capitaux nécessaires jusqu’à l’atteinte du seuil de rentabilité peuvent tous modifier l’équilibre économique du projet.

Les enjeux ne seront évidemment pas les mêmes pour un concept de restauration ou d’hôtellerie, une enseigne alimentaire, un distributeur ou une entreprise de production.

Périmètre de nos interventions

Non. Il s’agit de nos principaux domaines d’intervention, mais certaines missions nécessitent un accompagnement stratégique ou opérationnel plus large.

Selon les besoins, nous pouvons également intervenir sur l’élaboration d’un business plan, la définition d’un modèle opérationnel, la stratégie commerciale, l’amélioration de la performance, le positionnement d’un concept ou d’autres problématiques directement liées aux objectifs de l’entreprise.

Oui, lorsque ces sujets s’inscrivent dans une problématique d’entreprise plus large, par exemple le lancement d’un nouveau concept de restauration ou d’hôtellerie, le repositionnement d’un établissement sous-performant, l’entrée sur un nouveau marché ou un projet de croissance.

Yasmine n’est pas une agence créative. Nous intervenons sur ces sujets lorsqu’ils ont un impact direct sur la viabilité commerciale ou financière du projet.

Oui. Certaines missions sont avant tout analytiques ou stratégiques, tandis que d’autres nécessitent un accompagnement dans la mise en œuvre, la coordination ou le suivi des actions.

Notre niveau d’implication est défini en fonction des objectifs de l’entreprise et des besoins du client, plutôt qu’en appliquant une méthodologie de conseil standardisée.

Échangeons

Faisons le point sur vos projets.

Que vous envisagiez une transaction, soyez confronté à un enjeu de restructuration ou étudiiez une opportunité d’investissement, échangeons sur votre situation et sur la meilleure manière d’avancer.